RockMetal Passion

La passion du metal                                             par Caroline C. Design fond de page et logo Sylvain Cousin

EDITO SEPTEMBRE/OCTOBRE

Ce mois-ci, c'est au tour de Yann du groupe The Losts de nous dire ce qu'il a sur le coeur. Et quoi de mieux que cet édito pour le dire. 

 

De la nécessité d’écrire sur la scène émergeante.

Le monde dans son ensemble fonctionne à différents niveaux. Les patrons (oui « patrons », parce que ce monde a encore malheureusement du chemin à faire pour imposer son féminin... mais ceci est un autre propos) qui font les grands titres et créent les modes, les entre-deux qui ont leurs partisan.es... et celles et ceux qui essaient de se faire une place comme elles ou ils peuvent. La musique ne déroge pas à cette règle, notre univers Metal encore moins.

Metallica, Rammstein, Tool,.... il est des groupes que nous n’avons pas à présenter même au-delà des frontières du genre. Parallèlement, il existe toute une scène foisonnante, bien vivace et pleine d’idées qui, pour une raison ou une autre, mais certainement pas celle du manque de qualité, peine à disposer de quelques lignes dans les médias spécialisés papiers, numériques, voire audiovisuels. Tant de noms qui n’en sont pourtant pas à leurs premières années d’existence. C’est pourtant eux qui ont besoin d’un regard constructif, d’une oreille attentive, d’une plume descriptive, du voyage de leurs oeuvres de foyer en foyer.

Dans mes activités au sein de The Losts, au sein de projets parallèles, mais également au travers de l’ensemble des groupes avec qui je partage la scène, c’est une question que je côtoie.

Dans mes activités annexes de chroniqueur – tout comme le font quelques autres fanzines ou webzines activistes - c’est à ces groupes que je préfère consacrer mon temps. Eux qui entretiennent, dans l’ombre, des valeurs, une richesse, l’avenir de notre communauté. La scène mainstream n’attend pas après nous. Nous sommes cependant parfois rattrapés par la question de la massification du lectorat passant par l’exposition des « grands noms » mais aussi par le fait de se faire plaisir autour d’une sortie très attendue, car on reste avant tout des fans. Mais ne perdons pas de vue ceux dont nos services sont réellement vitaux, ceux que le public gagne à découvrir.

C’est notamment au sein de l’underground que je trouve davantage de fraîcheur, de richesse, d’innocence parfois mais très souvent vectrice de sincérité. De même, les productions artisanales, même avec petits budgets, apportent une grande palette sonore (même si je lis parfois leur association à de la basse qualité), plus organique que certains produits issus de grands studios aux presets semblant être transposés d’un groupe à l’autre, telle une industrie à la chaine, mécanique et froide.

Si je traite ici essentiellement des productions des groupes, mon propos en va de même pour les petites structures de promotion, d’organisation d’évènements qui donnent matière à vivre à cette scène émergeante et ceci permet de faire suite à l’edito précédent.

Regardez autour de vous, ils sont partout ! C’est en fouinant que l’on déniche des trésors. Soyez curieux.euse.s. Et si l’envie vous en prend, écrivez. Ecrivez pour donner une place à ces musiciens. Quelques lignes ou des pages entières. Et l’underground vous le rendra bien.

YGC, The Losts